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Dans cet épisode :

La célèbre romancière Elvire Auggry vient régulièrement de Paris se ressourcer à Rochebourg dans la propriété de sa tante Violette Parker qui l’affectionne particulièrement.

Alors que la discrète Violette, appréciée de tous, s’apprête à prendre ses fonctions de bénévole à la nouvelle bibliothèque, elle meurt étouffée par une guêpe. Un fâcheux contretemps a empêché Polycarpe Houle de recevoir l’ultime message de la défunte où elle se disait menacée.

Sa mort est-elle vraiment accidentelle ?

Le décès de Violette marque le début d’un imbroglio criminel que Polycarpe et ses amis réussiront tout de même à démêler malgré le vent de folie qui souffle à Rochebourg depuis qu’un couple de chercheurs en ethnologie a choisi d’observer les us et coutumes de ce village.

Dans ce 3ème volume qui réserve une grande surprise sur le passé de Polycarpe, où la polémique fait rage sur le coût d’affichage des ex-voto dans l’église, où une main criminelle sabote au white spirit les produits capillaires du nouveau coiffeur – transformant les chevelures en barbes de maïs, l’auteur a glissé un code secret qui permettra aux plus perspicaces des lecteurs de découvrir un dangereux criminel…

Extrait :

« C'est alors que le maire, étirant les bras d'un coup sec pour donner du mou à sa chemise et caressant plusieurs fois sa cravate, intervint en répétant :

– S’il vous plaît ! S’il vous plaît, mes chers amis…

Le silence se fit progressivement.

– Comme vous le savez tous, nous attendons Elvire Auggry, notre célèbre écrivain… Ah ! La voici…

(…) C'était une femme lumineuse, vêtue d’un ensemble noir, dont la veste courte s'ouvrait sur un bustier à rayures jaunes, dévoilant une taille de guêpe. Son visage était rendu particulièrement énigmatique par le port de lunettes de soleil, aux verres ovales et convexes, qui reportaient l'attention sur une large bouche aux lèvres charnues et maquillées. Sa chevelure mi-longue, volumineuse et naturellement souple, brossée en arrière, lui donnait l’air dynamique. Son nez grec, le front barré d'un sillon et le carré de sa mâchoire dégageaient un soupçon de virilité qui la rendait fascinante.

– Elle a toujours l’air à la fois proche des gens et supérieure, susurra Mama Boubou à l’oreille de Polycarpe. On a presque envie de dire qu’elle est humaine, comme si c’était extraordinaire de trouver une personne humaine. Descend-elle de son Olympe ?

Polycarpe regarda son amie, l’œil pétillant et chuchota :

– Ça, c’est la vraie classe, Mama. »

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